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Agir avant l’apparition d’un diabète de type 1 : une équipe de médecins et chercheurs parisiens ouvre la voie

Hiver 2017 - Lettre n° 24
#Diabète de type 1 #Recherche #Recherche médicale

Une équipe de chercheurs de l’Institut Cochin et de médecins de l’hôpital Necker Enfants Malades de Paris ont identifié un marqueur biologique précoce prédictif du déclenchement d’un diabète de type 1 (DT1). Une découverte qui devrait permettre de prévenir l’apparition de la maladie grâce à de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, qui se déclenche généralement durant l’enfance ou l’adolescence et qui se caractérise par une destruction de 80 à 90% des cellules bêta pancréatiques, cellules dont le rôle est de synthétiser et secréter l’insuline, hormone essentielle à l’utilisation du glucose sanguin par l’organisme comme source d’énergie.

L’équipe parisienne vient de mettre au jour des altérations que présenteraient certaines cellules lymphocytaires, les cellules MAIT (Mucosal-Associated Invariant T cells) que l’on retrouve dans la muqueuse intestinale et qui peuvent être activées par le microbiote

(flore intestinale). Ces cellules pourraient ainsi constituer un véritable biomarqueur pour détecter plus tôt un DT1, voire constituer une cible thérapeutique pour tenter d’en empêcher le déclenchement. Chez les enfants diabétiques les cellules MAIT sont moins présentes dans le sang, ce qui pourrait s’expliquer par un phénomène de migration de ces cellules dans le pancréas, où elles semblent être impliquées dans la destruction des cellules bêta pancréatiques productrices d’insuline.

Le rôle des cellules MAIT dans le diabète ne s’arrête pas là ! Elles présentent un défaut fonctionnel qui permettrait d’expliquer en partie les altérations de la muqueuse intestinale courantes dans le DT1, ce qui la rend plus perméable aux bactéries. En effet les cellules MAIT, qui sont en charge du maintien de l’équilibre de la muqueuse intestinale, perdent cette fonction et ce phénomène peut favoriser les maladies auto-immunes. Cette nouvelle découverte, associée aux précédentes études qui démontrent un rôle des cellules MAIT dans la mise en place de l’obésité et du diabète de type 2, font de ces cellules une cible thérapeutique de choix.

M.W.

 

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