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Vie pratique

Allo, docteur, mon ado consomme… ?! Addiction ou simple crise d’adolescence ?

Docteur Madalina Rasina et Elise Gaugler

Été 2015 - Lettre n°15
#Adolescent #Puberté #Addiction #Discussion

L’adolescence (du latin «adolescence» qui signifie «grandir») est, selon le dictionnaire Larousse, « la période de la vie située entre l’enfance et l’âge adulte pendant laquelle se produit la puberté et se forme la pensée abstraite ». La puberté est un processus physique et psychologique naturellement engagé par le corps, dans une fourchette d’âge variant en moyenne de 12 à 17 ans, avec des cas de puberté précoce/prépuberté à partir de 8 ans chez les filles et de 10 ans chez les garçons. Cette situation de vulnérabilité est source de questionnements notamment lorsque les adolescents ont des difficultés à trouver des réponses chez les adultes.

Quand et comment aborder la discussion concernant l’utilisation des substances ou la pratique des jeux vidéo ou d’internet avec l’adolescent ?

  • Les études ont démontré qu’il n’y a pas un âge idéal pour commencer une discussion liée à l’alcool, au tabac ou aux substances psychoactives mais que l’expérimentation précoce de ces substances est à risque car le cerveau n’est pas encore mature. Il est utile de rappeler qu’une consommation occasionnelle de produits n’est pas synonyme de dépendance ou d’addiction.
  • Il conviendrait de manifester un intérêt constant à l’égard de la vie de l’adolescent et de le traiter avec respect, en prenant le temps de l’écouter. Les moments propices à une discussion franche et ouverte sont à rechercher (pendant un repas, dans la voiture, à propos d’un événement d’actualité, d’une situation à l’école …).
  • Il serait utile de fournir des renseignements pertinents liés aux substances et être à l’écoute de ce que l’adolescent peut vivre/entendre à ce sujet. Les messages concernant l’incidence des substances sur les performances sportives, sur leur apparence et sur leur état de santé sont intéressants à avancer.
  • Apprendre à l’adolescent à dire «non» quand il faut, l’aider à développer un regard critique sur les évènements qui l’entourent, l’encourager à s’exprimer, à dire ce qu’il pense.
  • Il est conseillé de fixer des limites, de s’intéresser aux travaux scolaires et de participer aux rencontres parents-enseignants. L’adolescent a besoin d’être soutenu dans ses choix et ses efforts, d’être encadré et aidé à organiser ses loisirs.

Quelles sont les situations qui peuvent questionner les parents ?

  • Certains changements de comportement comme l’absentéisme à l’école, la baisse des résultats scolaires, l’isolement et la perte d’intérêt pour les activités habituelles, des attitudes d’évitement, des problèmes d’argent de poche, un changement dans le rythme du sommeil, des nausées et vomissements, une fluctuation du poids.
  • Certains accessoires retrouvés pour la consommation (pipes à eau, bangs, seringues, papier à rouler, produits d’inhalation, gouttes ophtalmiques pour masquer les yeux rouges et la dilatation des pupilles, désodorisant pour camoufler les odeurs de fumée).

Sites internet à consulter pour plus d’informations :


Structures existantes à Strasbourg pour les jeunes consommateurs et leurs familles :


  • Consultations Jeunes Consommateurs à la Maison des ados de Strasbourg.
  • C S A P A ( Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Hôpital Civil.
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