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Alimentation et plaisir

Chrono-sociologie de la nutrition : quand l’heure du repas sonne

Automne 2014 - Lettre n°12
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Physiologiquement, la digestion d’un repas principal est un travail et une organisation lourde pour le corps. Raison pour laquelle les scientifiques parlent d’un « 2e cerveau », par allusion au tissu nerveux intense que représente l’innervation du tube digestif. Sensitif, il prélève des informations importantes qui concernent tout le corps : l’état de satiété, l’avancée de la digestion, la bonne adéquation qui existe entre tel aliment et les besoins, le ressenti, le pressenti…

La digestion, c’est aussi une déviation des flux sanguins vers le tube digestif afin de puiser les nutriments et de les mener à bon port. Pour le corps, une bonne digestion débute dans la bouche, par la salive, l’imprégnation salivaire, la mastication, le temps passé en bouche. Mais certains phénomènes ne se voient pas, comme toute la préparation physiologique qui précède « l’heure » du repas. Ainsi, lorsque vous êtes habitué à déjeuner à midi, le corps se prépare. Si vous anticipez ou retardez de 30 minutes, vous perturbez votre organisme.

Attendre la bonne heure

Chacun voudrait tout faire, tout à la fois. Manger et regarder son écran, tout en écoutant de la musique. Prendre un casse-croûte dans la rue en léchant les vitrines et en téléphonant ! Or, ces déviations d’attention ne sont pas bénéfiques du point de vue nutritionnel. La tête a besoin de calme et d’attention pour commander son estomac.

Mastiquer c’est la santé !

Prendre son temps en mangeant est primordial. Mastiquer lentement les aliments permet à la salive d’amorcer la digestion. Une bonne digestion est synonyme d’une bonne assimilation. On évite ainsi les désagréments liés à une digestion difficile (ballonnements, remontées gastriques…). De plus, prendre son temps c’est aussi être attentif aux signaux corporels, et donc ressentir la satiété dans les 20 minutes qui suivent le début du repas.

Les repères de satiété

Des études ont montré que dans l’esprit humain, la quantité servie est la quantité optimale à consommer. Ainsi nos portions augmentent tout comme les apports caloriques. Nos repères de consommations sont trompés, les apports sont supérieurs aux besoins ce qui expose à la prise de poids.

Les conseils pratiques :


  • Prendre le temps de manger
  • Manger dans le calme
  • Travailler sur ses sensations alimentaires
  • S’autoriser certains plaisirs : mieux vaut donc se permettre des chips à l’occasion que de se retrouver avec des rages incontrôlables qui nous amèneront à vider le sachet. Il est difficile de s’arrêter de manger un aliment délicieux, c’est normal. Dépasser ponctuellement ses apports énergétiques n’est pas un problème si on respecte ses sensations de satiété aux repas suivants.

 

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