Édito

Edito

Professeur Michel Pinget

Printemps 2016 - Lettre n°18

Cher(ère) ami(e),
Pour ce 18ème numéro, à la veille des congés d’été, nous vous proposons, comme à notre habitude, des articles touchant à la fois au soin, à l’alimentation (gare aux régimes !), à des initiatives qui nous ont particulièrement touchés ou encore aux nouvelles technologies, qui viennent s’ajouter à notre arsenal thérapeutique, de quoi vous offrir une nouvelle fois un tour d’horizon des actualités que nous avons souhaité vous faire partager.

Je profite de cet édito pour vous interpeller sur les données présentées sur cette même page et prendre un peu de hauteur. En effet, au-delà de ces chiffres, plus éloquents les uns que les autres, se dessinent tous les enjeux du diabète, qui plus que jamais nous concernent tous ! La FID estime ainsi qu’un adulte sur deux n’est pas diagnostiqué dans le monde. Cela devrait pousser tout naturellement nos autorités de santé à placer le dépistage au cœur de leurs stratégies. Mais l’investissement dans la prévention est rarement prioritaire, même s’il n’est plus à prouver que, quelle que soit la maladie, plus on la dépiste tôt, plus on optimise les chances de succès des différents traitements, favorisant ainsi les économies à long terme. Parallèlement, bien que le diabète soit l’objet de nombreux projets de recherche à travers le monde, l’accès aux soins et aux innovations reste très inégal selon les pays, et même au sein de l’Union Européenne.

Enfin, au-delà des questions de prévention et de prise en charge, le diabète doit aussi nous interroger sur nos modes de vie. Car il s’agit bien d’une maladie de notre temps, dont les diverses formes et manifestations sont les révélateurs de l’impact de nos comportements et de notre environnement sur un génome visiblement pas encore adapté. Le chemin reste long, les défis sont nombreux, mais une prise de conscience collective et tous nos efforts combinés nous permettront demain, j’en suis persuadé, d’inverser les courbes et de garantir une qualité de vie optimale à tous les patients.

 

 Bonne lecture,
Professeur Michel PINGET

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