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Épidémiologie

La prévention des hypoglycémies : nouvel enjeu majeur de la prise en charge du diabète de type 2

Automne 2014 - Lettre n°12
#Prévention #Hypoglycémies #Diabète de type 2 #Traitement #Glucose #Complications #Risques #Conséquences

Jusqu’à aujourd’hui, les stratégies thérapeutiques mises en oeuvre pour le traitement du diabète se focalisaient principalement sur la prévention des hyperglycémies, dont l’effet délétère, à terme, sur les vaisseaux et les artères n’est plus à prouver.
Plus surprenant, de nouvelles études viennent de mettre en évidence, au-delà de leur aspect parfois spectaculaire, les conséquences également à terme des hypoglycémies, jusque là sous-estimées voire ignorées.

L’hypoglycémie : une complication aiguë très sournoise

L’hypoglycémie se caractérise par une concentration anormalement basse de glucose dans le sang. Symptomatique ou asymptomatique, déclenchée pour des niveaux de glycémie variables, et selon des circonstances qui le sont tout autant… l’hypoglycémie est pour le moins difficile à cerner ! Ainsi, du fait de la variabilité des signes cliniques et des seuils biologiques de déclenchement de la symptomatologie, il n’y a pas aujourd’hui de définition réellement consensuelle de l’hypoglycémie, même si, il est globalement admis que celle-ci commence en deçà de 0,70 gramme de sucre par litre de sang.

S’il n’existe pas de définition consensuelle des hypoglycémies, ces événements se traduisent par des symptômes parfois graves allant jusqu’au coma, voire au décès.

Épidémiologie des hypoglycémies dans le diabète de type 2

Les hypoglycémies sont des événements fréquents chez les patients diabétiques de type 2, principalement lorsque ces derniers sont traités par insuline ou insulino-secréteurs. On peut estimer à au moins 250 000 le nombre de patients DT2 ayant présenté une hypoglycémie sévère dans l’année, et à 23 470 le nombre de patients qui ont été hospitalisés pour ce motif sur la même période, souvent plusieurs fois (représentant 27 218 séjours hospitaliers).

Des conséquences cliniques non négligeables

Les hypoglycémies sont fréquentes, mais la plupart des études ne portent que sur les cas sévères qui constituent la « partie visible de l’iceberg » sur le plan épidémiologique.
Leurs conséquences cliniques associent mortalité induite, hospitalisations, événements cardiovasculaires mais tiennent également aux accidents induits et aux conséquences neurologiques à long terme.
En résumé, même si elles sont difficile à recenser et à mesurer, car pas toujours ressenties, ni déclarées, l’impact des hypoglycémies est non négligeable, tant pour le patient que pour le poids économique qu’elles induisent sur notre système de santé.

De ce que l’on savait déjà sur les hyperglycémies, à ce que l’on apprend aujourd’hui sur les hypoglycémies, une leçon semble facile à retenir, mais certainement moins évidente à mettre en oeuvre : tout réside dans la constance de l’équilibre glycémique.
Si cette constance constitue en premier lieu l’enjeu du patient, elle est aussi celle de son équipe soignante, et notamment de son diabétologue, dans le bon choix des médicaments proposés.

 

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